La légende d'Ys

 La légende d'Ys
La ville d'Ys est engloutie en baie de Douarnenez. Cette cité, si puissante qu'elle dominait toute la Gaule, était gouvernée par Gradlon, roi de Cornouaille. Ys était protégée de la mer par une digue et des portes, dont le roi seul avait les clés. Le vieil homme était veuf et gâtait outrageusement sa fille Dahut. Elles grandit sans contrôle et tomba dans la débauche, entraînant avec elle les habitants de la ville. Un jour, elle devint même la maîtresse du Diable, qui la convainquit de voler les clés de la digue. La nuit venue, il ouvrit les vannes, engloutissant la cité. Prévenu par saint Guénolé, Gradlon eut juste le temps de s'enfuir sur son cheval, emmenant sa fille avec lui. Mais le saint lui ordonna de la laisser, sous peine de périr avec elle. Gradlon finit par consentir et réussit à s'échapper. L'endroit où il abandonna sa fille est appelé Poul Dahud (Pouldavid), gouffre de Dahut. La légende dit qu'elle vit encore comme sirène, dans la ville sous les flots. Les pêcheurs l'entendent parfois chanter ou sonner la cloche.

# Posté le lundi 13 mars 2006 12:32

Modifié le lundi 13 mars 2006 12:42

Les Korils de Plaudren

 Les Korils de Plaudren
Il y avait autrefois dans le pays du blé blanc et dans celui de la pointe de terre une race de nains ou korrigans partagée en quatre peuplades qui habitaient les bois, les landes, les vaux et les métairies. Ceux qui habitaient les bois s'appelaient kornikaneds, parcequ'ils chantaient dans de petites cornes qu'ils portaient suspendues à leur ceinture; ceux qui habitaient les landes s'appelaient korils parcequ'ils passaient toutes les nuits à danser des rondes au clair de lune, et ceux qui habitaient les vaux s'appelaient poulpikans, c'est à dire qui ont leurs terriers dans les lieux bas. Quand aux teus, c'étaient de petits hommes noirs qui se tenaient dans les prés et les blés mûrs; mais, comme les autres korrigans les accusèrent d'être les amis des chrétiens, ils furent obligés de s'enfuir dans le Léon où il en reste encore peut-être quelques-uns.

# Posté le samedi 11 mars 2006 10:32

Modifié le mardi 10 juillet 2007 17:50

Le Cheval Enchanté

Le Cheval Enchanté
Certains soirs, sur la Lande de Bretagne,il arrive que l'on rencontre un beau cheval....il est seul.

Parfois,il galope, mais le plus souvent , il se contente de vous regarder paisiblement.....avec bonté....

C'est un homme de Dieu, condamné à errer sans cesse ......

Evadé du "Chateau du Diable" il est ensorcelé,

Au lieu de crottins, il laisse derrière lui...... des louis d'Or.....
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# Posté le samedi 11 mars 2006 10:23

Celtik

Celtik
Par delà les brumes et les marées normandes,
Plus haut encore, par delà les Highlands
Dans les plaines, les landes,
Au milieu des bruyères au rose tendre
S'élève une voix parfois trop inconnue
Soulevée par le vent et les branches si nues
Oh musique magique d'ancètres inconnus!





Qui calme la folie des villes si tordues.
Berce moi ,berce moi au son de ce roseau
Dans la bise du soir
Repends dans les champs noirs
Le vert qui ensorcelle!
Aucun amour humain
Ne vaut TOI l'immortelle !
Patrie des hommes libres
Patrie des grands silence
Et patrie des bruits tus

Gloire à toi Celtie........

poème d'une Catherine

# Posté le vendredi 10 mars 2006 13:02

La mary-morgane

 La mary-morgane
La Mary-Morgan

C'est une sirène qui habite l'etang du duc près de Vannes
Elle en sort quelquefois pour tresser ses longs cheveux verts au soleil
Un jour un soldat l'a surprit son son rocher et ebloui par tant de beauté, il s'approcha
Mais la Mary-Morgan l'enlaça de ses bras et l'entraina au fond de l'étang......

Voici ce que les Bretons de cette région racontent sur cette fée des eaux

Une Princesse à qui l'étang du duc appartenait, avait refusé d'épouser un grand seigneur qui possèdait l'étang de Plaisance.
Fatiguée des prières insistantes de celui-çi, elle lui dit:
Je serai à vous quand l'étang de plaisance coulera dans celui du Duc.....

Elle pensait que la tâche serait impossible au seigneur, mais il fit creuser un canal et réunit les deux étangs en un seul...

Puis, il invita la Princesse de ses pensées pour une fête en son chateau de Plaisance, et la conduisit en bateau par le canal à l'étang du Duc et lui dit:
J'ai rempli votre vouloir, à présent tenez votre promesse et devenez mienne.....

La Princesse saisie de douleur en voyant ce qu'elle avait promis et ne voulant pas donner son corps et son âme à ce seigneur qu'elle n'aimait point, se pencha, désespérée sur le bord du bateau et se jeta dans le lac d'ou elle ne revint plus.....

Depuis ce temps, il y eut dans l'étang ,une Mary-Morgan, belle comme le jour, qui sous cette forme se montre parfois les matin d'été sur les rochers qui bordent l'eau, peignant ses longs cheveux et faisant des couronnes de glaieuls.
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# Posté le vendredi 10 mars 2006 12:57