Trecesson ==> 3 légendes pour le prix d'une !!

Trecesson ==> 3 légendes pour le prix d'une !!
Au XVIIIe siècle, une jeune mariée aurait été enterrée vive le matin-même de son mariage. Qui étaient les assassins ? Les propres frères de la jeune fille, pas moins. Deux garçons, furieux de l'union inconsidérée que leur soeur entendait contracter. Témoin de la scène, un braconnier s'enfuit et court raconter l'horreur à sa femme. Elle lui dit : "Va prévenir le châtelain mais surtout ne lui parle pas de braconnage".

L'infortunée est déterrée encore vivante mais elle ne tarde pas à expirer. Son voile et son bouquet furent longtemps exposés à la chapelle du château. Et le fiancé entra dans les ordres.

Joueurs-fantômes
La deuxième légende, celle de la "Chambre aux revenants", est beaucoup moins tragique. La chambre se trouve au deuxième étage, isolée au bout d'un couloir. On la disait hantée. Par bravade, un invité voulut y dormir. Il lui fut impossible de trouver le sommeil : l'orage se déchaînait à l'extérieur et grondait jusque dans les vastes cheminées. Vers minuit, s'ouvre une porte jusque-là invisible. Deux valets pénètrent dans la chambre. Ils posent une table de jeu puis cèdent la place à deux gentilshommes. Les joueurs s'installent et entament une partie de cartes. L'invitée tremble, il brandit un pistolet, tire mais les balles sont sans effet. Le jeu dure toute la nuit : notre invité fini par s'endormir. Au réveil, les gentilshommes ont disparu. Mais sur la table reste une respectable pile de louis d'or. L'histoire n'est pas finie. L'invité et le propriétaire de Trécesson vont se battre pour s'approprier la pile d'or abandonnée par les joueurs-fantômes.

Un procès s'ensuivit au Parlement de Bretagne. Mais la légende ne dit pas qui gagna à ce jeu. Les avocats sans doute...

Le manoir du Pied d'Anon
La troisième légende fait la part belle également au jeu de cartes. Dans les salons de Versailles, le jeune marquis de Trécesson avait tout perdu au jeu. Plus d'argent, plus de métairies, plus de château : il ne lui restait plus qu'à se brûler la cervelle quand, Firmin, son valet de chambre lui souffla : "Monseigneur oublie qu'il lui reste son manoir du Pied d'Anon". De manoir, il ne s'agissait en fait que d'une cabane en bois accrochée à un gros bloc granitique. "Parbleu ! s'écrie le gentilhomme, j'oubliais ce Pied d'Anon. Je vous le joue". Il joua. Gagna. Continua à jouer. Et regagna tout ce qu'il avait perdu.
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# Posté le samedi 08 avril 2006 11:47

Modifié le mardi 10 juillet 2007 09:02

trémazan

trémazan
Sa marâtre, qu'il vit en premier lieu, lui en donna quelques nouvelles. Mais ses paroles emplies de fiel et de mensonges dressèrent un si noir tableau de sa jeune s½ur, qu'elles mirent Gurguy hors de lui.

L'apercevant à son arrivée, il saisit son épée et lui trancha la tête. Néanmoins, il ne mit pas longtemps à comprendre qu'il s'était trompé ou plutôt qu'on l'avait abusé.

La tête tranchée
Alors qu'il se consternait de sa méprise auprès de son père dans l'une des salles du château, Haude leur apparut, tenant son chef décapité entre les mains. Avec une grande simplicité, elle reposa sa tête à sa place initiale et tenta de démasquer la traîtrise de sa marâtre. Comme cette dernière niait les accusations portées par le frère et la s½ur, elle fut foudroyée par un éclair divin.

Après avoir pardonné à son frère, Haude s'évanouit telle une apparition. Néanmoins, Gurguy demeurait inconsolable. Se repentant auprès de l'évêque saint Pol, il fit sur ses conseils une longue pénitence.

Ses quarante jours de jeûne le transformèrent et c'est auréolé d'une couronne de feu qu'il vint retrouver l'évêque. Ce dernier le revêtit alors de l'habit monastique puis le rebaptisa du nom de Tanguy. Il mena par la suite une vie de saint Homme et, pour mieux se faire pardonner, fonda également l'abbaye Saint-Mathieu à Plougonvelin
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# Posté le samedi 08 avril 2006 11:45

Modifié le mardi 10 juillet 2007 14:29

Mona, la fille de la terre

Mona, la fille de la terre


Un peuple marin hante les profondeurs ouessantines : les Morgans. Ce sont des hommes et des femmes d'une grande beauté. Seule, Mona Kerbili, une jeune Ouessantine qu'on disait belle comme une Morganès, vit leur palais au plus profond de l'océan.

Le roi des Morgans, ébloui par la beauté de Mona Kerbili, saisit l'adolescente et l'emporta au fond de l'eau. Dans le palais, au milieu des richesses abyssales, Mona, resplendissait. Le vieux roi en était fou amoureux. Son fils aussi... Le vieux Morgan refusa l'alliance des deux jeunes gens. Il força son fils à se marier avec l'enfant unique d'un des grands de sa cour. La noce fut belle : on mangea, on but abondamment.

Or, le soir de la fête, le père cruel décida de mettre à mort Mona, la fille de la terre. F-M. Luzel, dans l'un de ses contes, décrit la scène...

"Vers minuit, les nouveaux mariés se retirèrent dans leur chambre nuptiale, magnifiquement ornée, et le vieux Morgan dit à Mona de les y accompagner et d'y rester, tenant à la main un cierge allumé. Quand le cierge serait consumé jusqu'à sa main, elle devait être mise à mort. La pauvre Mona dut obéir. Le vieux Morgan se tenait dans une chambre contiguë, et, de temps en temps, il demandait :

- Le cierge est-il consumé jusqu'à votre main ?
- Pas encore répondait Mona.
Il répéta la question plusieurs fois. Enfin, lorsque le cierge fut presque entièrement consumé, le nouveau marié dit à sa jeune épouse :
- Prenez, pour un moment, le cierge des mains de Mona, et tenez-le, pendant qu'elle nous allumera un feu.


La jeune Morganès, qui ignorait les intentions de son beau-père, prit le cierge. Le vieux Morgan répéta au même moment sa question :
- Le cierge est-il consumé jusqu'à votre main ?
- Répondez oui, dit le jeune Morgan.
- Oui, dit la Morganès.
Et aussitôt le vieux Morgan entra dans la chambre, se jeta sur celle qui tenait le cierge, sans la regarder, et lui abattit la tête, d'un coup de sabre; puis il s'en alla." Le lendemain, lorsqu'il s'aperçut de sa méprise, le roi entra dans une grande colère. Puis il s'apaisa et donna son consentement au mariage de son fils et de Mona".



Mais Mona s'ennuyait de son île bretonne. Elle obtint enfin l'autorisation de retourner dans sa famille. Elle y fit sensation. Puis le vent chassa jusqu'au moindre souvenir de ses aventures sous-marines. Jusqu'au jour où le jeune roi vint la chercher. La jeune fille se jeta dans ses bras... et on ne la vit plus, à jamais..."
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# Posté le samedi 08 avril 2006 11:42

Modifié le mardi 10 juillet 2007 13:50

Temple de Lanleff

 Temple de Lanleff
Une pauvre et affreuse femme fit un troc avec le diable : son enfant en échange de pièces d'or. Lucifer conclut l'affaire et déposa une poignée de pièces sur la margelle de la fontaine, sise près du temple. Puis il saisit l'enfant et l'emporta. Quant la mère indigne voulut récupérer son butin, elle se brûla gravement : les pièces sortaient tout juste des flammes de l'enfer. Dans un cri de douleur, elle lâcha l'or si convoité et les pièces s'incrustèrent à tout jamais dans le granit de la margelle. Si vous passez par Lanleff, rendez-vous à la fontaine. Vous mouillerez la margelle et 14 pièces apparaîtront.
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# Posté le samedi 08 avril 2006 11:31

Fée de Loc'h

 Fée de Loc'h
L'histoire qui débute à Lannilis est celle de Houarn Pogamm et de Bellah Postik, deux jeunes amoureux promis depuis longue date. Malheureusement, la mort de leurs parents les avaient plongés dans le dénuement, et chacun, tout en travaillant dur, n'arrivait pas à mettre suffisamment d'argent de côté pour acheter une petite vache et un cochon maigre et pouvoir ainsi se marier.

Las d'attendre, Houarn décida de prendre la route en quête d'une meilleure fortune. Bellah, inquiète de le voir ainsi s'en aller, lui confia deux des trois reliques qu'elle tenait pour seul héritage.

La première, la clochette de saint Kolédok, avait pour objet d'avertir proches et amis que vous couriez un grand danger.

La seconde, le couteau de saint Corentin, annulait les maléfices des sorciers dès qu'il entrait en contact avec leurs victimes .

La troisième relique, le bâton de saint Vouga, elle le garda pour elle car il possédait le pouvoir de vous transporter où vous vouliez.

Arrivant dans le Sud-Finistère, Houarn entendit parler de la Groac'h de l'étang du Loc'h qui se trouvait sur la plus grande des îles des Glénans. La Groac'h -ou la fée- était, disait-on, d'une richesse incommensurable. Nombreux étaient les jeunes gens qui avaient tenté de s'emparer de son trésor mais personne n'en était jamais revenu.

Imprudent jeune homme
N'écoutant guère les conseils de prudence des gens de la région, Houarn s'embarqua pour l'île du Loch, bien décidé à tenter sa chance. Un petit bateau semblait l'attendre sur l'étang. Mais dès qu'il eut mis les deux pieds dedans, ce dernier plongea au plus profond de l'eau. Houarn se retrouva ainsi à l'entrée d'un merveilleux palais de coquillages, où l'on accédait par un bel escalier de cristal. La fée l'ensorcela aussitôt par sa beauté et ses vins savoureux. Elle lui offrit de partager ses richesses s'il acceptait de la prendre pour épouse.

Houarn, sous le charme, accepta et la fée le métamorphosa en grenouille.

Bellah entendit aussitôt tinter la fameuse clochette de saint Kadélok. Son bâton magique la conduisit alors auprès du véritable époux de la Groc'h, lui aussi condamné à un triste sort, qui lui donna le secret pour délivrer Houarn et tous les autres.

Déguisée en séduisant jeune homme, elle se renditdonc sur l'île et déjouant le piège de la sorcière, libéra les malheureux captifs après leur avoir rendu forme humaine.

Houarn et Bellah purent ensuite faire leur choix parmi le trésor et rentrèrent dans leur pays de Lannilis, fortune faite, et prêts à se marier
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# Posté le samedi 08 avril 2006 11:28